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REWIND. Remettre la bande à zéro Recommencer toute l'histoire. Repasser une scéance à la Marilyn. C'est toujours par la fin que les choses commencent. J'aime les films qui s'ouvrent sur une voix off. A l'image, presque rien: ne piscine où flotte un corps, la cime des palmiers agitée d'un tremblement, une femme nue sous un drap bleu, des éclats de verre dans la pénombre. Et quelqu'un qui parle. A lu-même. Pour ne pas être tout seul. Un homme en fuite, un privé, un médecin _ ou un psychanalyste, pourquoi pas _ qui raconte sa vie depuis l'autre bord. Parlant de ce qui le fait mourir, il évoque ce par quoi il a vécu. Sa voix semble dire: "Ecoute-moi, parce que je suis toi." C'est la voix qui fait l'histoire, Pas ce qu'elle raconte. Je vais esseyer de raconter cette histoire. Notre histoire. Mon histoire. Ce serait une vilaine histoire, même si on pouvait en supprimer la fin. Une femme déjà un peu morte traînant une petite fille triste par la main. Elle l'emmène voir le docteur de la tête, le docteur ds mots. Il la prend, la jette. Avec amour et abjection, il l'écoute. Il n'entend rien et la perd. Ce serait une histoire triste, sinistre, dont rien ne rachèterait la mélancolie, même pas ce sourir par lequel Marilyn semble s'excuser d'être si Elle.

REWIND. Remettre la bande à zéro Recommencer toute l'histoire. Repasser une scéance à la Marilyn. C'est toujours par la fin que les choses commencent. J'aime les films qui s'ouvrent sur une voix off. A l'image, presque rien: ne piscine où flotte un corps, la cime des palmiers agitée d'un tremblement, une femme nue sous un drap bleu, des éclats de verre dans la pénombre. Et quelqu'un qui parle. A lu-même. Pour ne pas être tout seul. Un homme en fuite, un privé, un médecin _ ou un psychanalyste, pourquoi pas _ qui raconte sa vie depuis l'autre bord. Parlant de ce qui le fait mourir, il évoque ce par quoi il a vécu. Sa voix semble dire: "Ecoute-moi, parce que je suis toi." C'est la voix qui fait l'histoire, Pas ce qu'elle raconte. Je vais esseyer de raconter cette histoire. Notre histoire. Mon histoire. Ce serait une vilaine histoire, même si on pouvait en supprimer la fin. Une femme déjà un peu morte traînant une petite fille triste par la main. Elle l'emmène voir le docteur de la tête, le docteur ds mots. Il la prend, la jette. Avec amour et abjection, il l'écoute. Il n'entend rien et la perd. Ce serait une histoire triste, sinistre, dont rien ne rachèterait la mélancolie, même pas ce sourir par lequel Marilyn semble s'excuser d'être si Elle.
"Le carrousel tournait, le carrousel tournait. Les mots n'étaient pas faciles à trouver. Le carrousel tournait et je laissais ma chance passer." Marilyn Monroe.

"La honte que l'on peut avoir de son corps ne provient que de la jalousie et de la haine des gens." Marilyn Monroe.

# Posté le mardi 22 juillet 2008 10:06

Modifié le jeudi 17 septembre 2009 14:53

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